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Dysphasie : à quel âge peut-on poser le diagnostic ?

Dysphasie : à quel âge peut-on poser le diagnostic ?

Peut-on diagnostiquer une dysphasie dès la petite enfance ? Ou faut-il attendre que l’enfant soit plus grand ? Voici une réponse précise et nuancée.

Pourquoi l’âge du diagnostic est une question complexe

Contrairement à la dyslexie qui ne peut être confirmée qu’une fois l’apprentissage de la lecture engagé, la dysphasie touche le langage oral qui se développe dès la naissance. Les premières alertes peuvent donc être relevées très tôt. En pratique cependant, distinguer une dysphasie d’un simple retard de langage transitoire n’est pas toujours évident chez les tout-petits.

Les premières alertes : dès 18-24 mois

Un enfant qui ne produit pas encore de mots à 18 mois, ou qui ne combine pas deux mots à 24 mois, présente un retard qui mérite une consultation. À ce stade, on ne parle pas encore de dysphasie — mais d’un signal d’alerte qui justifie un suivi orthophonique préventif.

Le premier bilan orthophonique : dès 3 ans

Le premier bilan orthophonique standardisé peut être réalisé dès l’âge de 3 ans. À cet âge, les outils d’évaluation permettent de mesurer les compétences langagières de façon fiable.

Le diagnostic de dysphasie : plutôt vers 4-6 ans

Le diagnostic de dysphasie à proprement parler est généralement posé entre 4 et 6 ans, lorsque les difficultés persistent malgré un suivi orthophonique et que le tableau clinique est suffisamment précis.

Comment accélérer le parcours diagnostique ?

Les délais pour obtenir un rendez-vous chez un orthophoniste peuvent être longs. Pour ne pas perdre de temps, contactez plusieurs orthophonistes en parallèle. La HAS recommande un dépistage systématique du langage lors des bilans de santé obligatoires.

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